L'église de Plaimpied-Givaudins fut fondée par l'archevêque de Bourges (Richard II), elle fut une importante abbaye de chanoines réguliers soumis à la règle de Saint-Augustin. Celle-ci fut commencée à la fin du XIe siècle (1080), mais ne fut terminée que cent ans après, elle fut dédiée à Saint Martin. Dans la fin du Moyen Âge la pauvreté des habitants empêche le remplacement des cloches rompues au moment des guerres de religion. En 1564, le seigneur de Germigny leur accorde 20 livres pour la fourniture d'une petite cloche. Il faut attendre 1644 pour que l'église soit pourvue d'une cloche plus importante nommée Maria Magdalena. Dès 1774, une autre la rejoint au pignon au dessus de la porte d'entrée, elle est baptisée Sainte-Catherine. Pour mieux les abriter, on envisage la construction d'un clocher mais ce projet ne sera jamais réalisé. Aujourd'hui l'église est composée d'un cloché carré, d'un chapiteau roman représentant la tentation du Christ, d'une abside voûtée en cul de four, d'une crypte à trois nefs, d'une inscription funéraires du XIIe siècle et d'un bas-relief du XIIe siècle ainsi que d'un bénitier du XIIe siècle. D'après certaines informations il y aurait dans la crypte un passage reliant Bourges à Plaimpied (source non vérifiée). Juste à côté se trouve l'ancien presbytère. Elle fut classée monument historique en 1853. Durant la Première Guerre mondiale quelques soldats blessés de la bataille de la Somme furent rapatriés à Plaimpied dans l'ancien presbytère pour être soignés et ensuite ramenés au front.
C'est vers 1080 qu'un chapître de chanoines est installé à Plaimpied par l'archevêque de Bourges Richard II. L'église St Martin devint l'église abbatiale des chanoines de St Augustin. Sa construction fut très lente par manque de moyens financiers et s'étala sur tout le 12è siècle.
La façade ouest ainsi que les deux premières travées de la nef furent détruites au 16è siècle. Les voûtes du bas-côté nord s'effondrèrent au 17è.
Le chevet est décoré d'arcatures aveugles, de colonnettes et de pilastres ouvragés.
Les fenêtres sont décorées de colonnettes ornées de chapiteaux
L’intérieur :
Le bas-côté sud est couvert de voûtes d'arêtes séparées par des arcs brisés
Le bas-côté nord a été reconstruit à l'économie et couvert d'un plancher en bois. On peut encore voir les colonnes engagées qui soutenaient la voûte primitive.
La nef a été très remaniée. Le berceau en bois qui la couvre est du 17è. Les deux premières travées, nous l'avons dit, ont été détruites au 16è siècle (pillages, incendie, guerres de religion). Les voûtes du bas-côté nord se sont effondrées en 1620. Les piles du nord ont été renforcées. D'autre part, les grandes arcades côté sud comportent des colonnes engagées surmontées de chapiteaux décorés. Une voûte de pierre était-elle prévue pour couvrir la nef ? A-t-elle été construite et s'est-elle effondrée ?
La croisée du transept est couverte d'une coupole octogonale sur trompes. Des berceaux brisés couvrent les croisillons.
La travée droite du choeur est couverte d'un berceau brisé. Elle est éclairée par de hautes fenêtres et s'ouvre sur les bas-côtés par des arcades en plein cintre.
A l'écoinçon des arcades, on peut encore voir deux corbeaux sculptés qui soutenaient la poutre de gloire qui portait un grand christ en croix.
L'abside est voûtée en cul-de-four et est renforcée par une arcature partant du sol percée de larges fenêtres encadrées de colonnettes.
Les absidioles sont voûtées en cul-de-four et précédées de deux travées voûtées d'arêtes. Le mur extérieur est doublé d'une arcature basse avec des colonnettes et des chapiteaux sculptés. Les fenêtres sont encadrées de colonnettes.
La crypte :
Elle est éclairée par des petites baies qui s'ouvrent au niveau du sol. On y trouve
deux colonnes monolithes.
Elle comprend trois nefs de trois travées voûtées d'arêtes et deux absidioles en hémicycle.
Elle a été construite à la fin du 11è siècle et abrita peut-être la sépulture de Richard II, l'archevêque de Bourges qui installa les chanoines à Plaimpied.